Je vous livre deux courriers adressés aux autorités à propos de la grippe dernier-cri. On n’est pas des spécialistes, mais comme on entend toujours les mêmes patentés dans les grands médias, il s’agit parfois de remédier modestement à cette situation plus que déséquilibrée… Bien sûr, cette livraison n’engage que moi… et fait suite au feuilleton-discussion des articles “Où sont les porcs” et “La Némésis porcine”.
Résumé des épisodes précédents… DR (alias Donald Rumsfeld) et ses amis avaient de la poudre de perlimpinpin à revendre, que le copain Georgie avait aidé à fabriquer grâce à ses beaux billets verts (bon pas vraiment les siens mais ne rentrons pas dans les détails...). DR a des concurrents gagnant-gagnant en Europe, qui ont trouvé l’idée perlimpinpine assez géniale… Devant la menace d’une invasion virale (dont l’origine est certainement à rechercher du côté d’une mystérieuse galaxie), DR, ses confrères et les amis de Georgie, pétris d’humanisme et emplis d’amour pour leurs prochains, ont décidé, n’écoutant que leur courage et leur sens de l’abnégation, de sauver la Terre et ses habitants en mettant à disposition leurs stocks de perlimpinpin et en finançant des vaccinpinpins. Malheureusement, de vilains factieux ont décidé de tout gâcher. Voyez comme ils s’expriment.
Pascal
À l’attention de
Mr le Préfet de la Région Languedoc Roussillon,
Mrs les Préfets de l’Aude, l’Hérault, le Gard, la Lozère, les Pyrénées-Orientales
Mr le Président de Région Languedoc Roussillon,
Le 18 septembre 2009,
Objet : Interpellation sur le dispositif régional et local de vaccination contre la grippe H1N1
Messieurs,
C’est avec gravité que nous soussignés, citoyennes et citoyens de la région LR, vous interpellons aujourd’hui au sujet du dispositif régional et local de vaccination contre la grippe H1N1 qui se met actuellement en place.
Plusieurs faits troublants, en effet, nous font craindre que ce dispositif ne soit davantage un facteur préjudiciable à la population qu’un facteur de « protection ».
I. Ce dispositif est issu du « Plan de Prévention et Lutte Pandémie Grippale» du gouvernement, dont le texte se donne à lui-même pouvoir d’être activé sur la seule base de l’annonce par l’OMS de l’alerte pandémique de niveau 5B/6 et sur des critères fort contestables : une « suspicion d’extension » des cas de H1N1 à partir de « sources concordantes », le nombre de cas devant être seulement « supérieur à la centaine », et sans qu’il soit requis que le nombre de décès soit important puisque aussi bien il suffit de cas « nécessitant une hospitalisation sensiblement plus fréquente ». Ce Plan autorise de facto, à partir de l’annonce de l’OMS, la mise en oeuvre d’un état d’exception comprenant, la gestion et le contrôle de la crise sanitaire par une cellule installée Place Beauveau sous le contrôle du ministre de l’Intérieur, les décisions importantes étant du ressort exclusif « du Premier Ministre et du Chef de l’État ».
II. Le ministère de la Santé n’a aucun rôle majeur dans ce Plan qui, par ailleurs, « se veut exemplaire, participant pour la première fois à une démarche de planification de crise organisée à l’échelle planétaire pour faire face à une menace globale touchant la société dans son ensemble. Cette démarche pourrait être un jour étendue à d’autres problèmes globaux, qu’ils soient sanitaires, écologiques ou économiques. »
http://www.pandemie-grippale.gouv.fr
Ce Plan menace à nos yeux d’instaurer, par des voies détournées, un état d’exception mettant gravement en péril les processus démocratiques de décision habituellement en vigueur dans la République. Cet état d’exception est particulièrement injustifié du fait même de l’existence de ce Plan Pandémie grippale censé préparer le pays à l’éventualité d’une pandémie, et ce depuis 2004 (date de la première édition). L’état d’exception ne se justifie dans la loi française qu’en cas d’imprévu et d’appréciation démocratique d’un « cas de force majeure ». Une pandémie préparée des années à l’avance et annoncée des mois à l’avance ne saurait constituer un « cas de force majeure », sinon à admettre que le Plan n’a pas servi à « préparer » quoi que ce soit … mais seulement à instaurer un état d’exception.
III. Dans un communiqué du 11 septembre 2009, la préfecture de la Région Languedoc-Roussillon et la préfecture de l’Hérault ont lancé un « Appel à volontariat pour la campagne de vaccination contre la grippe A H1N1 ». Or, selon la circulaire du 21 août 2009 émanant conjointement du Mr le ministre de l’Intérieur et de Me la ministre de la Santé, il est précisé, entre autres, que :
– « I’organisation territoriale de la vaccination relève de la compétence des préfets, appuyés par les services locaux du ministère de la santé et de l’Assurance maladie » [..]
– « Toute équipe de vaccination devra s’auto-vacciner lors de sa première vacation » [..]
– les personnes convoquées devront se présenter à l’accueil, remplir un questionnaire pour signaler une éventuelle contre-indication et seront, en ce cas, dirigées vers un médecin ou interne en médecine chargé « d’évaluer » leur situation.
Nous faisons remarquer que la décision de vacciner massivement la population a été prise unilatéralement par une cellule de crise, sans aucune concertation ni des collectivités territoriales, ni des personnels soignants, et pour une épidémie de grippe qui n’a démontré aucun caractère létal particulier. Cette décision n’est soutenue par aucune étude scientifique probante. (voir déclaration A. Flahaut, fin de p. 4)
Nous faisons également remarquer que la décision de commander pour un milliard d’euro de doses de vaccins à quatre firmes pharmaceutiques a aussi été prise unilatéralement sans aucune concertation du Parlement.
Nous sommes par ailleurs alarmés de ce que nous découvrons sur la nature de ces vaccins, sur les sites mêmes des firmes pharmaceutiques, dans tous les documents officiels relatifs aux autorisations de mise sur le marché (AMM) qui les concernent, et dans des articles de journaux. À titre indicatif, voici quelques-unes de ces inquiétantes découvertes :
1. Certains lots de vaccins proviendront de la firme Baxter, laquelle a livré fin décembre 2008 un lot de 72 kg de matériel vaccinal pour la grippe saisonnière contaminé avec le virus vivant aviaire H5N1 à 16 laboratoires dans le monde. Sans la vigilance d’un laboratoire tchèque, ce matériel aurait été injecté à des milliers de personnes. Ce matériel provenait du laboratoire Baxter de Orth/Dau en Autriche qui est le laboratoire le plus sécurisé au monde (Biosecurity 3). Cet incident ne pouvait donc pas être « accidentel ». La firme n’a pas été inquiétée malgré la mobilisation de députés au Parlement autrichien et a été sélectionnée par l’OMS pour fabriquer le vaccin contre le H1N1.
http://www.parlament.gv.at/PG/DE/XXIV/J/J_01437/pmh.shtml.
2. Les lots de vaccins des firmes Glaxo Smith Kline, Sanofi Pasteur et Novartis contiennent tous du squalène, un adjuvant cité dans de nombreuses études scientifiques publiées comme facteur de déclenchement de diverses maladies et de ce que l’on appelle le « Syndrome de la Guerre du Golfe ». D’autres adjuvants (aluminium, mercure, etc..) sont également présents en quantité très élevée en raison des nécessités de production intensive pour la « pandémie » : le manque de matériel souche disponible serait compensé par une plus grande quantité et combinaison d’adjuvants « afin d’assurer l’efficacité du vaccin ». Ce qui d’emblée invalide les déclarations selon lesquelles des vaccins « sans adjuvants » pourraient être commandés. Aucune étude épidémiologique n’a jamais été conduite, à notre connaissance, pour prouver l’innocuité du squalène dans les vaccins, en dépit des affirmations de l’OMS.
3. Selon l’OMS (http://www.who.int/csr/disease/swineflu/notes/h1n1_vaccine_20090806/fr/index.html) il faut cinq à six mois pour réaliser un vaccin testé deux semaines sur l’animal, plus s’il doit être testé sur l’homme. L’OMS précise : « Dans certains pays, chaque nouveau vaccin antigrippal doit être testé sur un petit nombre de personnes pour montrer que son action est bien celle escomptée. Certains pays n’imposent pas cette étape, car de nombreux essais cliniques ont déjà été faits pour la préparation de vaccins annuels comparables et l’on part du principe que le nouveau vaccin contre la grippe pandémique aura des propriétés similaires. » Ce qui signifie que certains pays recevront un vaccin à peine testé sur l’animal et pas du tout sur l’homme, et les autres recevront un vaccin à peine testé sur l’animal et sur « un petit nombre de personnes ». Le 29 août 2009, le journal Le Matin (Suisse) révélait que : « Certains laboratoires – comme GlaxoSmithKline, Baxter ou Novartis – ont déjà obtenu en 2005 une AMM “prototype” (avec changement de souche possible) contre le virus H5N1 de la grippe aviaire. Aujourd’hui il ne s’agit que de modifier la souche virale (pour passer de H5N1 à H1N1), et donc la partie “sécurité” de l’évaluation n’est pas à refaire.
(http://www.lematin.ch/flash-info/grippe-h1n1-processus-autorisation-vaccin-accelere-fiable)
C’est-à-dire que ces vaccins sont dispensés de tests de sécurité, lesquels sont d’ailleurs très sommaires.
4. Sur le site officiel de la US Food and Drug Administration (FDA), organisme public de CONTROLE des aliments et des médicaments, les notices des vaccins contre la grippe saisonnière indiquent en toutes lettres :
– Pour le FLUARIX (Glaxo Smith Kline) : « Aucun essai contrôlé démontrant une baisse de la grippe après la vaccination avec le FLUARIX n’a été mené (..) FLUARIX n’est pas indiqué pour être utilisé pour les enfants (..) « Il n’existe pas assez de données pour assurer l’administration concurrente de FLUARIX avec d’autres vaccins. (..) FLUARIX ne doit pas être administré à quiconque est sujet à des réactions d’hypersensitivité systémique aux protéines de l’oeuf (oeuf ou produits à base d’oeufs), aux protéines de poulet, ou à n’importe lequel des composants du FLUARIX,(..) Si le syndrome de Guillain-Barré est survenu dans les 6 semaines qui ont précédé le vaccin contre la grippe, la décision de donner le FLUARIX ou tout autre vaccin doit être basée sur une évaluation prudente des bénéfices et des risques potentiels. (..) FLUARIX n’a pas été évalué pour son potentiel carcinogène ou mutagène, ou pour son impact sur la fertilité. (..) Grossesse Catégorie C: les études de reproduction animale n’ont pas été menées avec FLUARIX. On ne sait pas si FLUARIX peut occasionner des dommages au foetus quand il est administré à une femme enceinte ou peut affecter sa capacité de reproduction. (..) On ne sait pas si le FLUARIX passe dans le lait humain. »
– Pour le FLUVIRIN (Novartis): mêmes contre-indications, même avertissement concernant le syndrome de Guillain-Barré. Même absence d’évaluation sur les femmes enceintes et mères allaitantes. Même absence d’évaluation sur le pouvoir potentiel carcinogène, mutagène, ou d’abaissement de la fertilité. Le Fluvirin est recommandé pour les enfants de plus de 4 ans. Il contient des traces de thimerosal (mercure) suite à l’utilisation puis au retrait de ce produit durant la fabrication : “Contient du thimerosal, un dérivé du mercure (25 mcg de mercure par dose de 0,5 mL). Le thimerosal est ajouté comme conservateur.”
– Pour le FLUZONE (Sanofi Pasteur) : mêmes contre-indications, même avertissement concernant le syndrome de Guillain-Barré. Même absence d’évaluation sur les femmes enceintes et mères allaitantes. Même absence d’évaluation sur le pouvoir potentiel carcinogène, mutagène, ou d’abaissement de la fertilité. Le Fluzone est recommandé pour les enfants à partir de l’êge de six mois.” Contient du thimerosal, un dérivé du mercure, ajouté comme conservateur. Chaque dose de 0,5mL contient 25 mcg de mercure.(..) Une récurrence du syndrome Guillain-Barré a été temporairement associée avec l’administration du vaccin contre la grippe(..) »
http://www.fda.gov/BiologicsBloodVaccines/SafetyAvailability/VaccineSafety/ucm110288
Les vaccins contre la grippe pandémique H1N1 de ces mêmes firmes ne seront pas plus « sûrs » que leurs vaccins contre la grippe saisonnière, sinon beaucoup moins encore, compte tenu des délais extrêmement courts de mise au point. Par ailleurs,
IV. La secrétaire d’Etat US à la Santé, Kathleen Sibelius, a signé en juillet 2009 un décret conférant une immunité juridique totale aux fabricants de vaccins contre la grippe H1N1, en cas de poursuite, et le décret s’étend à toutes les personnalités officielles impliquées dans la mise en oeuvre de la campagne de vaccination massive. Peut-on trouver meilleur aveu de la dangerosité de ces vaccins ?
V. Selon le journal The Mail on Sunday, une lettre confidentielle émanant de l’Agence US de Protection de la Santé, selon laquelle le vaccin contre le H1N1 pourrait entraîner une atteinte des nerfs, nommée « syndrome de Guillain-Barré (GBS) », a été envoyée le 29 juillet 2009 à 600 neurologues. La lettre se réfère à l’utilisation massive du vaccin contre la grippe porcine de 1976 aux USA qui a entraîné 500 cas détectés de GBS, et plus de décès (25) dus au vaccin qu’à la grippe porcine (1). Le Gouvernement US avait du payer des millions de dollars de dédommagement aux victimes ou leur famille. La lettre demande aux neurologues d’être très attentifs au développement possible du GBS suite aux vaccinations et de rendre compte de leurs observations. Cette lettre faisait suite à une précédente (27 juillet) émanant de l’ Association of British Neurologists (BNSU), demandant aussi une surveillance sur l’apparition du GBS. Peut-on trouver meilleur aveu de la dangerosité de ces vaccins ?
Nous soumettons ces informations alarmantes – que nous vous invitons à vérifier – à votre conscience, afin que vous puissiez prendre toutes vos décisions en connaissance de cause. Le surcroît de travail qui vous aura été imposé avec l’annonce de cette pandémie ne vous aura sans doute pas permis d’y avoir accès, les médias ne les ayant pas reprises.
Nous comprenons que nous vous plaçons dans une situation difficile puisque vous êtes, de par vos fonctions, tenus de respecter les décisions et recommandations émanant des ministres de l’Intérieur et de la Santé. Toutefois, « l’état de nécessité » fonde le droit de résister et de désobéir, lequel est inscrit dans la Constitution française.
Et il y va de la santé, et peut être même de la vie, de tous les volontaires qui seront les premiers vaccinés, et de celle de la population qui se rendra dans les Centres que vous aurez mis en place pour se faire vacciner. Votre responsabilité est très lourde.
Nous vous invitons à considérer la situation, celle d’une banale épidémie de grippe très peu létale, et d’estimer si les risques évidents que fait courir cette vaccination massive sont encore justifiés. Nous vous informons également que beaucoup de médecins, de personnels soignants et de responsables en haut lieu, autant que de citoyens ne sont pas favorables à ces dispositions. A titre indicatif, le Syndicat national des professionnels infirmiers (SNPI) affirme que dans un sondage réalisé auprès de ses membres le 1er septembre 2009, 63% refusent de se faire vacciner, 11% n’ont pas pris de décision et 26% vont se faire vacciner. La raison invoquée pour ce refus est un vaccin « fabriqué rapidement dans un cadre réglementaire dérogatoire, avec présence discutable d’un adjuvant ».
http://www.syndicat-infirmier.com/Vaccin-H1N1-Resultats-de-la.html
Nous attirons enfin votre attention sur la déclaration suivante :
« La décision de vacciner toute une population ne peut pas être uniquement politique. Elle ne peut pas reposer sur une réunion des Ministres de la santé d’Europe ou d’ailleurs. Elle doit clairement s’appuyer sur des résultats d’études conduites en population et publiées dans de grandes revues soumises à la critique des scientifiques. Nous ne disposons pas de ces travaux aujourd’hui. Nous ne disposons pas d’une seule étude probante - à ma connaissance – sur l’efficacité d’un vaccin utilisé comme barrière épidémique. Nous ne disposons pas d’études sur la sécurité d’utilisation d’un vaccin – ni du vaccin pandémique ce qui est normal, ni des vaccins saisonniers – en cas d’utilisation dans de larges segments de la population jeune (à part une ancienne étude réalisée au Japon, et peu détaillée). Nous ne disposons pas d’études sur l’acceptation sociale d’une telle stratégie. ». Antoine FAHAUT, directeur de l’Ecole des hautes études en santé publique http://blog. ehesp.fr/ (Juillet 2009)
L’atteinte patente à la démocratie et aux valeurs de notre République, autant que les risques réels pour la santé de ceux qui se feront vacciner, à commencer par les enfants, nous plongent dans l’indignation et la perplexité. La machine étatique se serait-elle emballée au point de mettre la vie de la République et de ses citoyens en danger ?
Nous comptons sur vous, Messieurs, pour faire entendre nos voix et mettre ce débat sur la place publique avant que les dispositions envisagées ne s’appliquent. Certes les gens qui veulent être vaccinés doivent pouvoir avoir accès au vaccin ; nous estimons toutefois qu’ils doivent être dûment informés de la totalité des risques qu’ils encourent, notamment de ceux que nous venons de citer, et ne subir aucune forme de pression.
Dans l’attente d’une réponse de votre part, veuillez agréer messieurs les représentants de l’Etat, nos respectueuses salutations.
Le Collectif de citoyens
PS : Merci de bien vouloir adresser votre réponse aux signataires signalés dans la liste par un astérisque.
Premiers signataires :
Alain ADAM, Infirmier, Itxassou, Pays Basque
Nicole-France BAHUET, Ostéopathe, St Cernin 24
Dr Daniela BEHRENDT, Pédiatre, Plazac, 24
Jérôme BERNARD, Gérant Biocoop, 31 Quint Fonsegrives
Dr Françoise BERTHOUD, Médecin, Lucinges, 74
Dr Dominique BOURDIN, Psychothérapeute, Vers sur Selle, 80
Jacqueline BOUSQUET, Docteur ès Sciences, Chercheur honoraire au CNRS, Cestas, 33
Dr Bernadette BRESARD, Membre de la Commission Médecine et Santé au Département pour
l’Information à l’ONU, St Cyr en Pail, 53
Pierre CADET, Rédacteur en chef de la Lettre de l’AGNVS, Paley, 77
Jean-Pierre CAMO, Directeur de la revue Biocontact, Gaillac, 81
Yves CASSARD, Naturopathe, Nîmes, 30
Lilian CEBALLOS, Pharmacien écologue, Pradelles-Cabardes, 11
Dr Françoise DARNAUDET, Médecin homéopathe, Négrepelisse, 82
Joël DARPHIN, Infirmier kinésithérapeute ostéopathe, Seurre, 21
Philippe DERUDDER, Economiste, formateur, Cahors, 46
François DESOMBRE, Journaliste, constructeur de maisons écologiques, Graulhet, 81
Catherine DORNAY, Naturopathe, Lamanon, 13
Claude DROCOURT, Administrateur à la MSA, retraité, Perpignan, 66
Christian DUPRAZ, Directeur de recherches INRA, Montpellier, 34
J-Louis et M-Thérèse DUPUY, Kinésithérapeutes, Frontenard, 71
Dr Jean-Pierre EUDIER, Chirurgien dentiste, Sartrouville, 78
Marie-Lise GEFFROY, Présidente de l’AGNVS, Paley, 77
Michel GEORGET, Agrégé de Biologie, Professeur honoraire des Classes préparatoires aux Grandes écoles biologiques
Dr Dominique GERAUD-COULON, Médecin spécialiste médecine physique, GAP, 05
Danielle GESQUIERE, Assistante médico-psychologique, Ostricourt, 59
Pierre-Henri GOUYON, Professeur au Muséum National d’Histoire Naturelle et à l’Ecole
Polytechnique, Paris, 75
Dr Laurent HERVIEUX, Médecin, Rouen, 76
Dr Alexandra JOUAN, Médecin, psychothérapeute, Paris, 75
Guy KASTLER, Membre de Nature et Progrès et de la Confédération Paysanne, La Caunette, 34
Olivier KELLER, Maire, paysan, St Jean de Chambre, 07
Dr Jacques LACAZE, Médecin, conseiller municipal de Lievin, Loos en Gohelle, 62
Barbara LE DRIANT, Maître de conférence psychologie du développement, Fourcigny, 80
Monique LEOTARD, Infirmière DE, Poussan, Hérault
Dr Guy LONDECHAMP, Médecin, Périgueux, 24
Gregory LUCCHESE, Agent de Bureau d’études en BTP, Sète, 34
Catherine MADORE, Animatrice, Aigaliers, 30
Gérard MANNIG, Informaticien, Saint Martin du Vivier, 76
Annie MARCINIAK, Retraitée, Perpignan, 66
François MARTIGNY, Chercheur en nutrition, Vétraz-Monthoux, 74
Ginette MILESI, Ostéopathe équin, Le Bocasse, 76
Dr Roselyne MOREL, Médecin psychothérapeute, Nantes, 44
Nelly PEGEAULT, Rédactrice en chef de la revue Nature et Progrès, Anduze, 30
Stéphane PONZO, Maraîcher, St Just sur Viaur, 12
Christian PORTAL, Porte-parole Collectif ACECOMED (Agir pour une Médecine Ecologique), Bullion, 78
Philippe PRAT, Ostéopathe, Saint-Paul Les Dax, 40
Guillaume RIBARD, Infirmier, Nouméa, 98
Christèle RIBEYROL, Présidente “Autisme 49″, Vice-présidente d’AAD MAKATON, Longué-Jumelles, 49
Naïs de la ROCHEBOMIERE, Chargée de communication, Chatenay Malabry, 92
Loic SALLET, Thérapeute énergéticien, Désertines, 03
Gérard SANSEN, Educateur spécialisé, St Julien de Crempse, 24
Sylvie SIMON, Ecrivain, journaliste médicale, Paris,75
Elisa SOURSAC, Enseignante, Montpellier, 34
Dr Didier TARTE, Médecin du travail, Evreux, 27
Robert TOSONI, Enseignant à la retraite, Boudou, 82
Isabelle VASLIN, Enseignante, Vindrac, 81
—————————————————————–
En provenance de l’île de La Réunion…
MLM (Madame la Ministre), vous avez fait croire que l’oseltamivir alias Tamiflu, (et bientôt le vaccin ?) était l’arme essentielle alors qu’aucune publication n’a montré le moindre intérêt de ce produit dans la grippe saisonnière, si ce n’est raccourcir de quelques heures sa contagiosité, et qu’il n’a pas été testé in vivo sur le virus H1N1.
En le préconisant et en le remboursant, vous « coulez » un peu plus notre chère Sécurité Sociale et faites croire à une éventuelle efficacité thérapeutique, en dehors de toute pratique médicale fondée sur les données de la science (evidence based medicine), chère aux praticiens engagés dans une démarche qualité.
Comment revenir en arrière maintenant, alors que des millions ont été dépensés en toute hâte pour l’achat de Tamiflu et de vaccins ?
MLM, vous m’empêchez actuellement de faire convenablement mon métier de médecin généraliste, aussi bien dans mon cabinet qu’à la régulation au centre 15, à cause du temps perdu à rassurer des patients qui, sans votre alarmisme n’auraient jamais ni consulté, ni appelé. Cela ne fait que saturer le standard téléphonique du 15 au risque de ne pouvoir prendre dans les temps un appel urgent pour une détresse vitale ou un accident de la route.
Votre irresponsabilité n’a fait qu’encombrer les services d’urgences aussi bien libérales qu’hospitalières, alors que le bon sens était de dire à la plupart des grippés de rester chez eux, masqués, et non de risquer de venir contaminer les patients fragiles de nos salles d’attente.L’organisation d’une vraie régulation des appels en amont pour juger de la gravité éventuelle, comme nous vous l’avons proposée il y a déjà plusieurs semaines, aurait certainement été plus judicieuse.
Vous allez peut-être faire venir à la Réunion des renforts hospitaliers, augmentant encore un peu le coût de cette gabegie financière.Allez-vous aussi faire venir des renforts dans nos cabinets dans lesquels nous ne pouvons absolument plus prendre en charge de façon correcte nos patients nécessiteux ?
MLM, faute de temps suffisant pour chaque patient, vous me faites prendre des risques d’erreurs diagnostiques et thérapeutiques, qui pourraient être sources de plaintes en cas d’évolution défavorable.
Vous m’obligez à faire des arrêts de travail qui ne se justifient pas (au frais du contribuable), et à CERTIFIER que des enfants en bonne santé peuvent retourner à l’école car non contagieux (ce que je ne peux faire sans tests de diagnostics rapides mis à ma disposition) ; cela me fait alors porter une responsabilité incontrôlable.
MLM, vous êtes en train de paralyser notre île (et bientôt le pays tout entier ?) avec l’aide irraisonnée du Ministre de l’Education Luc Chatel, en préconisant la fermeture « cas par cas » des établissements scolaires.
Vous mettez ainsi en difficulté les parents, les enseignants, les directeurs d’écoles, le Recteur et le Préfet pour appliquer des mesures inapplicables.
Avez-vous prévu l’évaluation des coûts économiques et humains de ce plan ainsi que celle du nombre de patients qui vont décéder, non pas de grippe A, mais d’une insuffisance de prise en charge de leur diabète, hypertension, leptospirose, etc.
MLM, il est étonnant que le sujet passe au second plan dans les medias étatsuniens, alors que le nombre de victimes est sans commune mesure avec la situation française. Les épidémiologistes de réputation internationale considèrent en effet l’épidémie comme peu grave en termes de morbi-mortalité . N’y aurait-il pas quelques conflits d’intérêts majeurs chez vos experts français consultés ainsi qu’au plus haut niveau des personnages de notre Etat et de bon nombre d’acteurs de la chaîne du soin ? Cela pourrait bien expliquer l’absence assourdissante de réaction de nos leaders d’opinion à votre plan. Toutes ces personnes influentes ont-elles d’ailleurs déclaré leurs éventuels liens d’intérêts quand ils s’expriment dans les médias comme la loi les y oblige ?
MLM, vous avez semé un vent de panique sur notre île pour une pathologie pour laquelle les sirènes de l’industrie vous ont fait prendre des décisions incompréhensibles étant donné son peu de gravité.
Vous avez préféré la communication via micros et caméras, au détriment d’actions pour nous aider à ORGANISER et à ANTICIPER la crise actuelle.
Ayant participé à une dizaine de réunions en comité restreint avec les plus hauts responsables sanitaires de l’île, il me semble que vous n’avez laissé aucune initiative aux directeurs de l’ARH et dela DRASS pour mettre en place une véritable et constructive démarche avec les effecteurs de terrain.Les leçons de ce gâchis, aussi bien économique qu’humain, termineront elles aussi vite à la poubelle que celles tirées après le chikungunya.
MLM, vous avez allumé un incendie qu’il est maintenant impossible d’éteindre sans vous renier et c’est pour cela et pour toutes les raisons précédentes, que je demande votre démission afin de « Dé-DésInfomer » (DDI) au plus vite.
Si l’humeur du jour était à la plaisanterie, je revendiquerais l’honneur de vous remplacer, comme tout bon médecin de terrain serait à même de le faire, devant autant d’incompétences au regard des décisions prises. Pour les gérer au mieux, des spots télé et radio tournent quasiment en boucle depuis quelques jours pour rassurer la population, et des « recommandations pays » (pour les femmes enceintes par ex) apparaissent sans aucune réflexion partagée.
Après « la pandémie de l’indécence » du Pr Gentillini et « la grippette » du Pr Debré, la population risque maintenant de prendre pour une simple « bachelette » une prochaine alerte sanitaire.Si celle-ci s’avérait bien plus grave (d’ordre viral, bactériologique ou chimique), elle risquerait d’être minimisée et vous en seriez alors la première responsable.
Docteur Philippe de Chazournes
Médecin de terrain, élu,
Formateur et régulateur au centre 15
et… sans aucun lien d’intérêt avec l’industrie——————————————————————–
Archivé sous: Expression/Trib. libre | Tagué : grippe, H1N1, santé






























Salut,
I thought this of interest,
http://www.mecanopolis.org/?p=10745
Cheers
Mark
Bonjour,
En PJ une invitation pour un moment exceptionnel à Labastide-de-Sérou Jeudi 19 à 20h30 ou vendredi 20 [voir en fin d'article ci-dessus].
VACCIN et DIGESTIF OFFERTS (quoi, c’est pas une bonne blague ? Ah bon.)
Remarques sérieuses :
- avec cette appel, l’idée est de faire venir aussi les professionnels de la santé et de l’éducation. Donc si vous en connaissez n’hésitez pas à les inviter personnellement [...]
Didier
On m’a envoyé ça… Enfin, un peu de prophylaxie bénévole dans ce monde de brutes virales…
LA LETTRE VERSATILE DE JIMMY GLADIATOR
n° 156, 5 novembre 2009
URGENT ET IMPORTANT
FAIRE SUIVRE SI VOUS NE VOULEZ PAS MOURIR DANS D’ATROCES SOUFFRANCES
MESURE IMPORTANTE CONCERNANT LA GRIPPE A H1N1
Comme vous le savez, la grippe A H 1N1 se transmet très facilement, par exemple, avec les poignées de porte, les claviers d’ordinateurs, les robinets de lavabo, les caddies des supermarchés etc, etc. Les autres grippes, non. Elle est vraiment spéciale celle-là.
- Une découverte récente montre que le virus semble se transmettre encore plus facilement par l’usage et la circulation des billets de banque et les pièces de monnaie.
- Ces billets et pièces de monnaie qui passent quotidiennement par de nombreuses mains, augmentent donc considérablement le risque de contamination et de pandémique épidémie rapide, grave et virulente.
Afin de vous préserver et de garder cette grippe ou plutôt cette horrible pandémie à distance, vous pouvez dès à présent remettre vos billets et vos pièces de monnaie dans une enveloppe afin de vous protéger et me faire parvenir le tout par courrier.
Vous pouvez aussi les déposer chez moi ou les déposer dans ma boîte aux lettres. Elle sera vidée et nettoyée chaque jour. Je m’ occuperai personnellement et GRATUITEMENT de leur décontamination et de leur destruction…
Bien à vous. Bien le bisou.
Jimmy
Voici une des dernières chroniques de Stéphane Guillon sur France Inter.
Sa chronique a été censurée mais filmée donc la voici dans son intégralité.
http://artdevivresain.over-blog.com/article-36637798.html
Y’en a qui n’ont pas froid aux yeux…!
Freddy