
C’est à Baulou qu’a donc eu lieu, dimanche 13 septembre, la première rencontre “officielle” entre adhérents des sept associations de producteurs-consom’acteurs d’Ariège.
Les participants se sont tout d’abord réunis de façon à mieux se connaître et découvrir les spécificités de chaque association avant d’échanger à propos des difficultés concernant les projets d’installation de maraîchers, la définition d’un « panier », etc.
Ensuite, tout le monde s’est retrouvé autour d’un grand pique-nique, avant de mettre en place un vide-grenier gratuit, où chacun a déballé dans l’herbe ce qu’il souhaitait donner et a pu récupérer ce dont il avait besoin (ou envie) parmi les objets proposés. Les enfants se sont régalés à fouiller dans de grands cartons pleins de jouets et de déguisements.
Cette initiative a été très appréciée par les participants, qui ont donné et reçu également convivialité, sourires et gentillesse.
Tous ont souhaité se retrouver à nouveau et, lors du bilan de la journée, l’association À la Source a été chargée d’organiser la prochaine rencontre en 2010 dans la vallée du Vicdessos.
Plusieurs autres rendez-vous importants ont été pris :
– le 26 septembre prochain, pour tenir un stand commun aux sept associations sur le Forum des associations à Foix ;
– le 11 octobre, pour tenir le même type de stand au village associatif de la Foire bio de Saint- Lisier ;
– pour la préparation de la réunion avec la Chambre d’agriculture du 9 octobre prochain (voir courrier ci-dessous)…
Ont donc participé à cette rencontre les adhérents des associations suivantes : À la Source (Auzat), l’Appam’Amap (Pamiers), Les Croqueurs et Paysans gourmands (Saverdun), Les Petites Blettes (Vernajoul/Baulou), Les Radis masqués (Mercus/Tarascon), Les Robins des champs (Vallée du Douctouyre), Le Zeste vert (Foix).

La Chambre d’agriculture nous écrit
Vagabondages à Baulou bon plan

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Forum des associations de Foix
Samedi 26 septembre, allées de Villotte à Foix. Au milieu des assos sportives, des chorales et autres groupes de soutien à de nombreuses causes, se tient le stand des assos de paniers bios, le Zeste Vert (Foix), les Radis Masqués (Mercus) et notre asso A la Source (Auzat). Contact très bon avec les autres associations que l’on a rencontrées à différentes reprises et avec lesquelles on partage la même philosophie et les mêmes objectifs. La présidente du Zeste Vert, Sonia, me parle de leurs fournisseurs en fromages et œufs. Ils commandent des œufs toutes les semaines et font appel très régulièrement à des producteurs de viandes. Viandes pas forcément toutes bios mais toutes locales et en agriculture raisonnée. Elle a amené le cahier des « veilleurs » qui notent ce qu’il y a dans les paniers, un peu comme à Auzat. Le Zeste Vert compte 26 paniers bios + 6 viandes et œufs en plus des paniers.
Quant au forum proprement dit, c’était intéressant d’y participer car beaucoup de personnes sont venues se renseigner auprès de nous (plus auprès du Zeste Vert que d’A la Source car Auzat, eh ben ça fait vraiment loin pour les Fuxéens…) : des personnes motivées, au courant du système et prêtes à adhérer. Mais, car il y a un gros mais, aucune asso ne pouvait accueillir de nouveaux membres… A la Source, si, peut-être, avec les renouvellements de contrats en ce moment, mais encore une fois, personne ne souhaitait aller à Auzat chercher des légumes bios…
On a fait de notre mieux pour orienter les gens intéressés vers la chambre d’agriculture, le Zeste Vert a dressé une liste de ces gens pour les inciter à créer eux-mêmes leur asso, en leur proposant de les aider voire de les accompagner dans ce processus, mais c’est bien tout ce qu’on pouvait faire (et c’est certainement déjà pas mal…).
Alors, points positifs : on est de plus en plus visible, on s’expose, on parle de la démarche de consom’acteurs, on trouve vraiment un écho très favorable. Points négatifs : on déçoit des gens qui veulent s’investir, ou en tout cas, on ne peut pas répondre à leurs attentes de consommer autrement et c’est assez frustrant ! Après, c’est vrai que ce ne sont pas des assos comme les autres, c’est vrai que l’investissement n’est pas le même que dans un club de sport ou une école de musique et que pour créer A la Source, il a fallu beaucoup de volonté, d’énergie et d’initiatives … Aux gens motivés de faire pareil, en espérant qu’ils trouvent un producteur bio, ce qu reste le nœud du problème…
Claire
À titre de réflexion, suite à de nombreuses discussions…
Sur Ariègenews… un reportage vidéo… trompeur.
http://www.ariegenews.com/ariege/journal_tv/tvnews.html
Immersion dans la “cantine de terroir de Saverdun”
La journaliste, dans le titre, parle, pour la cantine de Saverdun, dite cantine de terroir, “de servir des produits bio ou tout au moins locaux, en tout cas frais dans la mesure du possible”.
Déjà un truc pas clair.
Les deux autres interviews qui suivent, nous parlent de bons aliments, d’économie sociale et solidaire, d’économie locale, plus du tout de produits bio.
S’il n’y a pas de problème à se fournir en produits carnés locaux, il y a un manque de maraîchage Ce à quoi il est dit que vendre à des cantines peut assurer un débouché, conforter des maraîchers existants ou aider à en installer. Il n’est pas du tout question de productions biologiques.
On assiste donc à un glissement sémantique de “produit bio” à “produit de terroir” puis à “produit local” enfin à “produit bon”.
Il y a donc des précisions à avoir pour les porteurs de ce projet:
– il n’y a pas de problème de débouché en maraîchage, bio qui plus est, (pour les particuliers comme les collectivités) il y a un gros problème de fournisseurs ; il faut donc installer des porteurs de projets, elle est là la priorité !
– il faut savoir de quoi on parle: c’est quoi le terroir de Saverdun? en quoi ses cultures, le savoir-faire des producteurs donnent un produit qui se différencie des autres? en quoi les viandes produites avec du maïs à Saverdun sont-elles l’image d’un terroir? en quoi une nourriture à base principalement de maïs (donc pétrole pour machines, engrais et pesticides chimiques + eau) dont le complément essentiel est du soja importé, donc OGM, en quoi est-ce un produit local ? hélas c’est un produit délocalisable à volonté, car le même, avec les mêmes qualités, peut être produit ailleurs.
Si l’on veut créer un marché de qualité, il s’agirait d’établir au plus vite une charte de production s’appuyant sur des cahiers des charges, avec a minima une garantie de culture et nourriture sans OGM.
Pour l’instant, seuls les cahiers des charges “AB”, en Ariège, offrent une telle garantie, n’existant pas, à ma connaissance, de Label Rouge, spécifique à l’Ariège.
Il me semble dangereux et en tout cas démagogique de rentrer dans le jeu de nos édiles, élus, notables ou autres, qui mettent de la poudre aux yeux et surtout amènent de la confusion aux consommateurs que nous sommes.
Il est à remarquer, à ma connaissance, que le Comité de pilotage du projet, ne semble pas comporter de consommateurs, d’associations de consom’acteurs et même de parents d’élèves (alors que projet destiné aux cantines). Il est temps, en effet, que ce comité se pose la question de la sensibilisation des parents.
S’il est un point où tous nos élus, tous sans exception, quel que soit leur bord, se retrouvent, c’est bien quand même dans l’absence de participation aux réflexions des citoyens en tant que tels. Nous sommes bien loin d’une démarche pédagogique qui permettrait à chacun de prendre en compte la qualité de la nourriture.
De plus, je ne pense pas que cautionner une image “produit local”, très floue, aide en quoi que ce soit à l’émergence d’un “produit bio” ou “produit sous label”.
Jean-Luc
Le Forum des Croqueurs