Fièvre catarrhale – le Collectif pour la liberté vaccinale

À propos de la fiévre catarrhale ovine, le Collectif pour la liberté vaccinale nous communique :

À PARTIR DU 30 JUIN 2009, LES ÉLEVEURS REFUSANT LA VACCINATION SERONT PASSIBLES DE SANCTIONS PÉNALES.

La FCO est une maladie virale des ruminants, vectorielle, non contagieuse et non transmissible à l’homme dont le vecteur est un moucheron du type culicoïde. L’été dernier, les sérotypes 1 et 8 de cette maladie sont apparus dans notre région faisant des dégâts variables selon les troupeaux (les ovins étant plus sensibles au virus que les bovins). Le 22 septembre 2008, la Préfecture a rendu obligatoire pour tous les élevages de ruminants, y compris les bio, la désinsectisation des animaux et des bâtiments d’élevage, et la vaccination de tous les troupeaux ovins et bovins.

 Or, il est scientifiquement établi que les ruminants infectés par la FCO développent une immunité naturelle. Cette immunité naturelle acquise à vie est plus efficace que l’immunité vaccinale qui n’est que de six mois à un an et nécessite des rappels annuels pendant des années. D’autre part, le vaccin n’est pas sans danger pour les animaux faibles, les mères gestantes ou en incubation de la maladie (ces vaccins ne bénéficient que d’une autorisation temporaire d’utilisation).

En août 2008, lors de l’apparition de la maladie, nous avons décidé de ne vacciner aucun de nos animaux. Nous n’avons déploré ni plus ni moins de pertes ou de malades que les élevages vaccinés. En avril 2009, nous avons fait des analyses sanguines sur notre troupeau. Les résultats révèlent effectivement que notre troupeau n’est plus porteur du virus (virologie négative sur tous les animaux prélevés) et qu’il a développé une immunité naturelle par la production d’anticorps (sérologie positive sur tous les animaux prélevés).

En Ariège, la désinsectisation massive réalisée cet été a non seulement été complètement inefficace pour enrayer la propagation de la maladie, mais a en plus décimé une grande partie de la population des ruches ariégeoises.

La vaccination, quant à elle, n’a joué aucun rôle de limitation de l’extension de la maladie et a retardé la mise en place de l’immunité naturelle en limitant seulement l’expression de la maladie (le vaccin ne faisant que minimiser l’apparition des signes cliniques).

En octobre 2008, des éleveurs ariégeois, bio et conventionnels, dont nous faisons partie, se sont mobilisés pour refuser de se soumettre à cette obligation et ont constitué un collectif qui défend la liberté vaccinale. Ce collectif réclame la liberté de décision des éleveurs dans la stratégie de gestion de la maladie :

– soit vaccination sans garantie d’efficacité et d’innocuité pour ceux qui craignent des pertes dans leur troupeau ;

– soit acquisition de l’immunité naturelle à vie et gestion de la maladie par des traitements alternatifs préventifs et curatifs.

Mais aujourd’hui, le délit de non-vaccination contre une maladie non contagieuse et sans danger pour les humains est en passe de devenir un crime.

Le gouvernement a donné un ultime délai aux éleveurs récalcitrants fixé au 30 juin 2009. Après cette date, des sanctions pénales pourraient être prises contre eux.

En Ariège, les éleveurs transhumants se sont vus refuser le droit de conduire leurs bêtes en estive. Or, l’estive est le seul moyen pour certains élevages de nourrir leurs bêtes en été. C’est donc pour eux une condamnation à mort économique.

Rappelons que, entre autres substances appétissantes, le vaccin contient de l’hydroxyde d’aluminium et des sels de mercure. Il faut faire une injection pour chaque sérotype et faire un rappel un mois après pour chaque sérotype. Ce qui fait quatre injections de vaccin en deux mois… Et bien sûr renouveler l’opération chaque année. L’Ariège a obligation de vacciner pour les sérotypes 1 et 8 y compris pour les bio, mais il existe en tout 24 sérotypes différents pour cette maladie dans le monde, dont 4 sont présents en Europe. La multiplication des échanges et des transports augmente les risques de déplacements d’agents pathogènes et le réchauffement climatique favorise la remontée en zone tempérée de maladies vectorielles exotiques. Nous ne pourrons pas vacciner pour tout et il est complètement illusoire d’espérer une éradication de ces maladies par la vaccination et la désinsectisation. Il faut donc miser sur les facultés naturelles d’adaptation des animaux.

Au-delà des divergences de vues sur la gestion d’une épidémie et la conduite des élevages, ce problème vous concerne tous en tant que consommateurs de viande. Les éleveurs résistants à l’obligation vaccinale sont en passe d’être sanctionnés (durement pour certains) pour avoir voulu préserver la santé de leurs animaux et la qualité de leur viande en refusant une vaccination inutile et inefficace contre une maladie non contagieuse et non transmissible à l’homme.

Si nous sommes prêts à assumer nos convictions et nos choix, nous avons besoin de votre soutien pour nous aider dans notre lutte contre une obligation aberrante motivée à la base par des considérations financières et commerciales. En effet, ces dispositions ne visaient à l’origine qu’à protéger les marchés d’exportation d’une poignée de producteurs de génétique. À l’arrivée du virus, l’aide de l’union européenne a été demandée par le gouvernement français qui s’est beaucoup engagé financièrement et qui a donc besoin des fonds européens (la campagne de vaccination a coûté en 2008 140 millions d’euros et coûtera 179 millions en 2009 dont une part importante sera supportée par les éleveurs). Mais, pour pouvoir percevoir les fonds européens, il faut que 80 % des animaux français aient été vaccinés. Là-dessus se sont greffés les intérêts des laboratoires pharmaceutiques qui ont trouvé là une véritable poule aux œufs d’or leur permettant d’écouler des milliers de litres de produits désinsectisants et des millions de vaccins pendant plusieurs années.

Notre collectif ainsi que les collectifs de chaque département français ont tenté d’obtenir des dérogations par des négociations avec le ministère. Ces négociations n’ont jamais pu aboutir.

Il ne s’agit pas ici contester le respect des obligations prophylactiques en vigueur, ni de jeter la pierre à ceux qui ont vacciné leur bétail (dont nous respectons les choix, certains membres du collectif ayant vacciné), mais de faire valoir notre liberté à conduire nos élevages selon des techniques respectueuses de l’environnement, de l’animal et des consommateurs.

Les animaux que nous élevons aujourd’hui seront demain dans votre assiette et vous êtes en droit d’être informés sur les substances qui leur ont été inoculées ou appliquées sur la peau avant leur abattage. Vous êtes également en droit de les refuser. Car la personne qui mange un animal vacciné absorbe une partie de l’hydroxyde d’aluminium et des autres substances contenues dans le vaccin.

Donc, informez vos voisins, vos amis, diffusez ce mail à vos contacts, parlez-en à vos élus, manifestez votre soutien à notre collectif par mail collectiffco09@gmail.com, écrivez à la Direction des Services Vétérinaires Rue de Las Escoume – BP 130 – 09003 Foix Cedex.

Pour plus d’informations, consultez le site du GIE ZONE VERTE : http//www.giezoneverte.com et le site de coordination nationale des collectifs pour la liberté vaccinale : http//www.collectif.org

Christelle et Patrice 

Voir également notre article Fièvre catarrhale – Élevage et apiculture

 

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