La Commune d’Oaxaca et la Voie du jaguar

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La Commune d’Oaxaca – Georges Lapierre

Rencontre avec Georges Lapierre à la librairie Terranova Toulouse mercredi 4 juin [2008] à 19h30 .

À l’occasion de la parution de son dernier livre La Commune d’Oaxaca, éd. Rue des Cascades, 2008. Préface de Raoul Vaneigem. En présence de l’éditeur Marc Tomsin.

Dans le sud du Mexique, « à Oaxaca, la désobéissance civile est très près de devenir un soulèvement populaire qui, loin de s’épuiser, grandit et se radicalise jour après jour. Le mouvement a cessé d’être une lutte traditionnelle de protestation et a commencé à se transformer en un embryon de gouvernement alternatif. Les institutions gouvernementales locales sont des coquilles qui se vident chaque jour plus de toute autorité, tandis que les assemblées populaires deviennent des instances dont émane un nouveau mandat politique. Les choses vont vite et l’exemple de la commune naissante d’Oaxaca est loin de se circonscrire à sa localité. » (La Jornada, 25 juillet 2006.)

Georges Lapierre, auteur du Mythe de la raison, arpente le Mexique depuis de longues années. Il a tenu sur place, à chaud, cette chronique de la Commune d’Oaxaca. Son récit s’accompagne de documents inédits, d’une chronologie et d’une réflexion sur la communalité des peuples indiens qui irrigue le mouvement de transformation sociale jusqu’au cœur de la ville.

Raoul Vaneigem, qui a traversé les lieux de l’insurrection en novembre 2006, écrit dans sa préface : « Il serait temps que – réagissant contre la passivité, le manque de créativité, le fatalisme, l’obédience aux bureaucrates politiques et syndicaux – les démocrates européens, avilis, crétinisés, couillonnés par les démocraties corrompues qu’ils ont portées au pouvoir, découvrent dans la volonté d’émancipation qui se manifeste à Oaxaca la conscience de cette dignité humaine qui, de la Révolution française au mouvement des occupations de Mai 1968, n’a cessé de faire entendre ses exigences. »

Voir aussi : www.librairie-terranova.fr

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Du même auteur : La Voie du jaguar

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Conversations de Georges Lapierre avec Ruben Valencia et David Venegas :
un point de vue sur le mouvement social dans l’État d’Oaxaca

Publié avec le concours amical de l’Insomniaque Éditeur,
nov. 2008 

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TOLEDO-WEB

Le peintre Francisco Toledo à Oaxaca (voir commentaire ci-dessous).

3 réponses

  1. S’affirmer “démocrate européen”,
    Se reconnaître “CRETIN/COUILLON…” dans le reflet du miroir d’OAXACA,
    Se laisser réconcilier avec LA FLAMME…

    Et… peut-être… … … SE REVEILLER !

  2. Au moment où notre président, après trois jours de vacances passés dans une cité balnéaire pour milliardaires, commence sa visite officielle au Mexique, je vous propose deux textes publiés sur Rue89 (un article et un appel) concernant d’autres prisonniers que celle qu’il défendra auprès de son homologue très démocrate. La journée sera chargée, il s’agit de vendre des hélicoptères pour la Police fédérale préventive (qui a, entre autres, écrasé dans le sang la Commune d’Oaxaca), 800 caméras de surveillance pour la ville de Mexico et des vaccins.

    http://www.rue89.com/2009/03/08/mexique-sarkozy-prendra-t-il-aussi-la-defense-des-prisonniers-datenco

    http://www.rue89.com/2009/03/08/mexique-le-texte-de-lappel-en-faveur-des-condamnes-datenco

    La parole qui roule
    Un autre lien vers un blog sur une expo à propos d’Oaxaca, qui passera peut-être par l’Ariège d’ici quelques mois.

    http://laparolequiroule.over-blog.com/

    Pascal

  3. Dans le cadre du festival Résistances, les 6 et 7 juillet :

    Art, pouvoir et contestation
    Voyage temporel et géographique vers différentes formes – musique, théâtre, arts plastiques, art cinématographique – à la rencontre d’artistes engagés et / ou d’oeuvres anticonformistes. Un questionnement sur la représentation, les rapports de l’art au pouvoir et les pouvoirs supposés de l’art. La contestation politique mais aussi celle de la norme esthétique…

    Le 6 juillet :
    “Le mystère Toledo”
    Un documentaire de Lucas Mouzas, 2008, 53′, France, en présence du réalisateur.
    Un voyage au cœur du Mexique indien à la découverte de Francisco Toledo, le plus important et le plus subversif peintre mexicain vivant. Quarante ans après avoir été la coqueluche du Tout-Paris des années 60, il se retrouve en première ligne d’un soulèvement populaire qui embrase tout l’État d’Oaxaca durant l’année 2006. Insaisissable et énigmatique, il est aussi une institution vivante qui prend à cœur son engagement culturel et social.

    Tout le programme du festival sur http://festival-resistances.fr/

    4 et 5 juillet – Murs et frontières
    6 et 7 juillet – Art, pouvoir et contestation
    8 et 9 juillet – Science sans conscience
    10 et 11 juillet – Bonheur Intérieur Brut contre PIB

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